Aide aux Apprentissages

Les Ateliers Octofun (sans les devoirs) qui se sont déroulés durant l’année 2016-2017 nous ont montré à quel point l’aide aux devoirs reste une demande majeure pour les familles du quartier et leurs enfants. Une remise en question du contenu de ces ateliers en fin d’année nous a permis de mieux adapter cette activité aux attentes et besoins des enfants du quartier.

Pour cette année 2017-2018, les Ateliers d’aide aux apprentissages se concentrent à nouveau sur l’aide aux devoirs, tout en incluant un temps libre et de jeux en fin de séance. Concrètement, ces ateliers ont lieu trois fois par semaine, les lundi, mardi et jeudi de 15h30 à 17h15, et s’adressent uniquement aux élèves de 1e et 2e primaire. Les familles qui contactent l’AMO sont généralement orientées vers nous par l’école de l’enfant, lorsque l’équipe pédagogique repère des difficultés précoces qui risquent d’entraver sérieusement la suite de sa scolarité.

Le petit groupe permet aux encadrantes de suivre de près l’évolution des enfants dans leurs apprentissages et tisser une relation proche. Un lien est également maintenu avec les parents pour les tenir informés de l’évolution de leur enfant. Néanmoins, lors de l’inscription, il est demandé aux parents que la participation de leur enfant soit la plus régulière possible, sans quoi l’inscription peut être annulée.  Enfin, un lien est maintenu avec l’école des enfants et une discussion avec un(e) instituteur(trice) est tout à fait possible.

Pour savoir s’il reste de la place, n’hésitez pas à contacter Audrey Goffart, responsable de cette activité à l’AMO.

AMO Le Toucan fête ses 10 ans !

A l’occasion des 10 ans du service AMO Le Toucan, nous sommes très heureux de vous inviter le 12 octobre 2018 à 20h au spectacle « Radicalement Vôtre ».

Cette soirée se veut être un événement culturel, festif et caritatif.

Initié par le Délégué général aux droits de l’enfant et son équipe, le spectacle est joué et interprété par la « Compagnie du Campus ». Il relate le quotidien et les questionnements des jeunes molenbeekois au travers de leurs témoignages vocaux et met en scène des rencontres parfois cocasses qui donnent à réfléchir sur les motivations, les déceptions et les espoirs de ces jeunes bousculés et bouleversés par l’actualité.

INFOS

Inscription: au 0475 681 674 ou 10ansamotoucan@gmail.com

Lieu : Collège Don-Bosco – Chaussée de Stockel 270 – 1200 Woluwé-Saint-Lambert

Accès : Bus 28/36 – Métro Stockel – Parking gratuit

Le spectacle est accessible dès 12 ans.

Ceux qui souhaitent soutenir ce projet peuvent également verser un don ou effectuer un ordre permanent d’un montant de leur choix sur le compte : IBAN : BE41-6300-1180-0010 du Service Arc-en-ciel (avec en mention Projet N°138)
Tous dons de 40 euros et plus peuvent être exonérés d’impôts.

 

Confinement : quatre outils sur le web pour aider les parents

Dans ce confinement qui s’incruste, il est bon d’avoir des outils d’information sous la main pour répondre à des questions et besoins immédiats. Nous avons isolé quatre initiatives qui couvrent l’éventail de votre vie de parents confinés. Quatre liens à mettre dans les favoris de votre moteur de recherche…

A lire dans l’article de La Ligue.

https://www.laligue.be/leligueur/articles/confinement-quatre-outils-sur-le-web-pour-aider-les-parents  

 

La parole aux jeunes avec Article 27

Article 27 Bruxelles donne cette année une grande place aux jeunes! 

« Leurs paroles, leurs envies, leurs façons de vivre, de penser la société et la culture ».

Deux jeunes de l’AMO Le Toucan, Zakaria et Yousof se sont prêtés au jeu et se retrouvent dans le premier « FOCUS JEUNES – Les jeunes et la culture ».

Vous pouvez également retrouver la vidéo sur le site internet d’Article 27 : https://bruxelles.article27.be/Les-jeunes-la-culture 

Afin que les jeunes soient (enfin) pris en compte et que notre état de droit retrouve son assise

Mesdames et Messieurs les Parlementaires,

Nous vous avions adressé en novembre dernier une lettre d’interpellation cosignée par une dizaine d’associations de terrain sur le rôle passif et effacé du Parlement dans le processus de gestion de la crise covid. Nous autres, associations, avons vocation à promouvoir et mettre en œuvre la citoyenneté critique, la promotion de la santé ainsi que l’éducation permanente. A ce titre, le regard que nous posons sur la gestion de la crise continue à faire émerger des questions cruciales pour notre démocratie.

Plusieurs parmi vous ont répondu à notre courrier précédent et nous les remercions encore vivement pour cette démarche.

Parmi ces réponses, certains nous ont confié qu’ils et elles rejoignaient notre point de vue et avaient tenté d’argumenter dans le même sens lors de discussions internes, mais qu’ils ou elles n’avaient pu infléchir le cours des choses car leurs interventions n’étaient pas « audibles » compte tenu du caractère inédit de la crise que nous traversons et de l’effet de sidération qui semble l’accompagner.

D’autres se voulaient plus rassurants, arguant du fait que, selon eux, l’état de droit était toujours debout et qu’il n’y avait pas péril en la demeure.

Nous aimerions partagé cet enthousiasme, mais, hélas, force est de constater qu’il n’en est rien et que la situation actuelle est bien toujours la même que celle que nous dénoncions il y a deux mois : inertie et effacement d’un Parlement dont le rôle n’est plus que celui d’une chambre d’enregistrement des décisions prises par l’exécutif.

Exécutif qui fonde ses décisions sur les arguments d’autorité d’« experts » qui se profilent davantage comme des prescripteurs de comportements plutôt que comme des scientifiques. Pareille « technostructure » qui exerce aujourd’hui la gouvernance – en activant continûment peur et culpabilité – relève bien plus d’un management top-down et autoritaire plutôt que d’un système parlementaire et démocratique qui à la base est le nôtre.

Lors de la première vague, l’urgence pouvait être invoquée pour justifier la mise en place d’un tel mode de fonctionnement. Un an plus tard, un tel argument ne tient plus la route. Et donc, qu’est devenu le Parlement et la représentation citoyenne ? Et qu’en est-il aujourd’hui de la séparation des pouvoirs ? Ce mode opératoire nous est d’ailleurs renvoyé et confirmé quotidiennement à travers la presse : celle-ci nous parle des experts, du gouvernement, jamais du Parlement. Il faut par ailleurs souligner qu’un tel dispositif induit une conception biologisante de la gestion de la crise, qui fait l’impasse sur une vision plus globale et pluridisciplinaire de celle-ci (d’où notamment l’impasse catastrophique qui est faite sur la santé mentale des citoyens et des jeunes en particulier).

Car, les impacts concrets de ce mode de fonctionnement sont majeurs et multiples. Qu’en est-il de la vie privée dès lors que le nombre de personnes que l’on peut accueillir chez soi est défini par la gouvernance ? De la vie dans l’espace public à partir du moment où celle-ci est hyper-normée ? De notre enseignement devenu « hybride » ? Du télétravail et de ses effets ? Des secteurs asphyxiés tels que l’Horeca et la Culture ? Toutes ces mesures transforment en profondeur notre mode de vie et ne sont pas sans conséquences, comme nous le disions, sur la santé psychologique et mentale des citoyens et en particulier des jeunes.

Notons au passage que l’évanescence institutionnelle actuelle semble avoir contaminé le Conseil d’Etat lui-même, qui s’est déclaré incompétent dans son arrêt 249.400 du 31 décembre concernant les arrêtés ministériels « corona », renvoyant la balle aux cours et tribunaux judiciaires. Rappelons aussi que ces arrêtés ne sont d’ailleurs jamais passés préalablement pour avis, avant leur entrée en vigueur, par la section législative du Conseil d’Etat, comme cela est d’habitude le cas.

On en est à un point tel que la constitutionnaliste Anne-Emmanuelle Bourgaux en vient à pointer du doigt l’arrêté du 12 janvier reconduisant jusqu’au 1e mars les mesures prises par l’arrêté du 28 octobre (bulle sociale, restrictions des rassemblements, couvre-feu, télétravail obligatoire, …), dès lors que ce prolongement, jamais présenté en conférence de presse, semble de manière stupéfiante être tombé du ciel…

Cette absence de contrôle démocratique par les institutions dont c’est la mission est donc plus que jamais hautement préoccupante.

Elle l’est d’autant plus que cette gestion de la crise recèle un « angle mort » : il s’agit ni plus ni moins de notre jeunesse…

La parole des jeunes n’est jamais prise en compte dans les paramètres de décisions de nos gouvernants ! Les jeunes ? Il n’en est question que lorsqu’il s’agit de les pointer du doigt soit comme fauteurs de troubles soit comme boucs émissaires.

C’est évidemment gravissime, et il est plus que temps que cela change pour que le caractère démocratique de notre système reprenne enfin ses droits et que les citoyens redeviennent parties prenantes de celui-ci.

En conséquence, nous rééditons notre appel à un ressaisissement, afin que le Parlement exerce enfin le rôle qui lui a toujours été conféré et que notre état de droit retrouve son assise.